Racisme et discriminations

Lutter contre les discriminations

Homophobie - sexisme - racisme - relation au handicap - estime de soi - racket - violence à l’école - complexe physique - respect religieux…

Il y a 20 ans, la semaine d’éducation contre le racisme a été créée pour rendre hommage à des manifestant.e.s anti-apartheid massacrés le 20 mars 1960 dans les rues de Shaperville, en Afrique de Sud.

Au fil des années, la lutte s’est élargie à toutes les formes de discriminations. Ainsi des manifestations sont organisées partout en France pour promouvoir le vivre ensemble !

À Nantes, les semaines d’éducation contre le racisme et toutes les formes de discriminations se déroulent tout au long du mois de mars avec les associations du collectif ! Parce que l’éducation et surtout le débat restent les meilleurs remparts contre le racisme et les discriminations, nous vous invitons à vous saisir de ces semaines pour sensibiliser les enfants et les jeunes aux problèmes du racisme, de l’intolérance et de l’exclusion. Tout au long du mois de mars, avec les associations du collectif, sont proposées aux écoles et aux enseignants des animations pédagogiques spécialement adaptées aux scolaires.
 
Les semaines d’éducation contre le racisme sont l’occasion d’apprendre à mieux vivre ensemble et à s’enrichir des différences grâce aux sensibilisations et aux mobilisations du public sur la question du racisme et toutes les formes de discriminations :

- Des relations garçons/filles parfois difficiles (dans la cour, dans la classe…)

- La couleur de peau : un frein aux relations amicales

- Le racket des plus démunis

- Une estime de soi compliquée

- Des phénomènes de cyber harcèlement

Nous disposons au sein de ce collectif de nombreuses ressources pour aborder ces thématiques, libérer la parole, appréhender les différences comme une richesse et non un obstacle. Les semaines sont aussi l’occasion de valoriser des initiatives culturelles, individuelles ou collectives, présentées pendant les semaines du mois de mars (concert, pièce de théâtre, productions d’écrits, expositions, projections, vidéo...).

NOS OUTILS ET ATELIERS :

Formation des enseignants et des éducateurs
Tous les ans, une journée de formation-action est proposée courant mars au professionnels et bénévoles autour de la thématique afin de se former, s’informer et échanger. En savoir plus sur les lieux et les dates – contactez-nous !

Exposition "Affichez-vous"
L’exposition "Affichez-vous contre le racisme et toutes les formes de discriminations" rend compte des paroles et regards d’enfants et jeunes de 3 à 16 ans. Ils ont créé collectivement des affiches pour dire "STOP aux discriminations". L’exposition peut être empruntée auprès de nos équipes.

Jouons la carte de la Fraternité : s’exprimer contre le racisme par l’écriture.
Dans ce cadre, la  Ligue de l’enseignement a lancé sa propre opération, baptisée "Jouons la carte de la fraternité" dans le but d’engager avec les jeunes, une réflexion sur le racisme et les discriminations, de les sensibiliser à la lecture de l’image et à l’écriture mais aussi créer du lien avec un message de fraternité ou de solidarité dans le cadre d’un projet d’écriture.

Le principe : favoriser l’expression des jeunes sur le racisme à partir de photographies reproduites sur des cartes postales, puis les amener à formaliser cette expression lors d’ateliers d’écriture. Le 21 mars, journée mondiale de lutte contre les discriminations, chaque jeune choisit au hasard un destinataire dans l’annuaire de son département, sa commune et lui envoie la carte avec son texte. Au total, 160 000 cartes sont envoyées chaque année. (Cartes fournies gratuitement sur simple demande)

Mettre en œuvre l’opération
Les cartes postales vous sont adressées gratuitement par la Ligue de l'enseignement sur simple demande :
par mail : Nous contacter
par téléphone au 02 51 86 33 03
par courrier : FAL 44 - Opération "Jouons la carte de la Fraternité" - Service Vie Scolaire - 9, rue des olivettes - BP 74107 - 44041 Nantes Cedex 01

Quelques règles...

Autour du 21 mars 2014, merci d'expédier toutes les cartes postales par la poste.
N'oubliez pas de faire une copie de tous les textes produits dans le cadre des ateliers d'écriture avec le prénom, l'âge et la ville d'enfant et de les adresser à la Ligue de l'enseignement.

Valorisons l'action !
Inutile de vous le dire, mais on le fait quand même ! Vous n'aurez pas 100% de retour des cartes... Il faut donc penser à les valoriser les messages des jeunes ! Vous pouvez copier les textes et les mettre en valeur dans l'établissement, la commune ou le tissu associatif proche de l'établissement, de manière informatique ou plastique. Vous pouvez communiquer dans les bulletins municipaux, associatifs et les journaux locaux de la portée de votre action et de l'engagement des jeunes.... la valorisation de l'action auprès de jeunes n'en sera que meilleure et...si l'info passe, le retour des cartes augmentera peut-être !
 
STÉRÉOTYPES ET PRÉJUGÉS

Chacun de nous a besoin de stéréotypes pour établir un lien avec notre environnement et les personnes qui nous entourent. Cependant il faut y être attentif et le risque de les prendre pour argent contant peut engendrer des préjugés eux même à l’origine des discriminations.

Le "Cultionnary" :
L’animation se déroule sous forme de jeu qui invite à faire deviner un mot (ayant un rapport avec la culture, la nationalité...) en le dessinant. On se rend compte que l’on utilise des raccourcis et donc nos représentations, préjugés parfois, pour faire reconnaître notre mot

Normal ou Bizarre :
Ce qui est "normal" dans une culture, peut être considéré comme "bizarre" dans une autre. Et cela n’a rien d’anormal. Les êtres humains appartiennent à des communautés qui ont chacune leurs caractéristiques spécifiques. Ce que nous considérons comme normal ou bizarre est lié à notre éducation. Quand parents, enseignants et autres éducateurs inculquent à l’enfant ce qui est la norme et ce qui l’outrepasse, l’enfant l’intègre. Le problème se pose quand la normalité devient synonyme de "bien" et l’étrangeté de "mal". C’est ainsi que les préjugés s’installent et se consolident.

CONNAITRE L’HISTOIRE POUR COMPRENDRE LE MONDE QUI NOUS ENTOURE

Plusieurs objectifs sont recherchés :

- Permettre aux élèves du cycle 3 jusqu’au lycée d’acquérir des connaissances scientifiques sur ce thème en rapport avec les programmes officiels

- Aborder le traitement d’une « question sensible » permettant d’éclaircir la lisibilité du rapport parfois complexe entre Histoire et Mémoire(s)

- Permettre aux enseignants la mise en place de parcours interdisciplinaires (Histoire, Lettres, Arts plastiques...).

Des animations et visites guidées possibles pourcomprendre et construire la citoyenneté : jeu de piste permettant aux élèves d’acquérir des connaissances sur la traite négrière et plus particulièrement d’appréhender l’histoire coloniale de la ville et du port de Nantes.

Une visite guidée de salles au château des ducs de Bretagne à Nantes qui permet d’aborder les facteurs qui ont contribué à l’essor du commerce, la description des activités sur les 3 continents, les richesses engendrées et les abolitions successives.

La traite négrière Atlantique - L’exemple nantais
La mémoire "participe en effet à la formation d’esprits éclairés et de citoyens responsables, tolérants et ouverts à autrui." (BO n° 41 du 10 novembre 2005, circulaire N°2005- 172 du 2-11-2005 : Mémoire de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions). Nantes, ville négrière, est un haut lieu de mémoire en France sur l’esclavage.

Bande dessinée et immigrations : un siècle d’histoire(s)
Depuis ses débuts et à travers le monde, nombre d’auteurs ont placé le thème de l’immigration au cœur de leur œuvre. De Mac Manus à Bilal, en passant par Hugo Pratt, Uderzo et Goscinny, l’immigration apparaît comme un thème majeur du 9e Art. Dédiée aux néophytes comme aux bédéphiles, cette exposition itinérante s’adresse à tous les publics dès 10 ans.
Au fil des auteurs connus et moins connus, anciens et contemporains, l'exposition interroge les différents genres de la bande dessinée au prisme de l’immigration. Au-delà de la seule approche artistique et historique, elle appelle à changer nos regards sur les migrants et sur l’histoire de l’immigration en France.

VIVRE ENSEMBLE

STOP au harcèlement à l’école
Le harcèlement se définit comme une violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique commise avec l’intention de nuire. Cette violence se retrouve aussi au sein de l’école. Elle est le fait d’un ou de plusieurs élèves à l’encontre d’une victime qui ne peut se défendre.

Lorsqu’un enfant est insulté, menacé, battu, bousculé ou reçoit des messages injurieux à répétition, on parle donc de harcèlement. Elle se traduit par :

- La violence : c’est un rapport de force et de domination entre un ou plusieurs élèves et une ou plusieurs victimes.

- La répétitivité : il s’agit d’agressions qui se répètent régulièrement durant une longue période.

- L’intention de nuire : le but est de blesser, d’intimider, de mettre en difficulté, et/ou de ridiculiser l’autre.

- L’isolement de la victime : la victime est souvent isolée, plus petite, faible physiquement, et dans l’incapacité de se défendre.

Les animations proposées :

- 3 vidéos

- Des animateurs de la  Ligue de l’enseignement

- Un débat avec les élèves pour déterminer les enjeux des relations entre jeunes

Les pistes : Mise en place d’une charte de lutte contre le harcèlement dans cet établissement, des interventions dans toutes les classes, un accompagnement à la mise en place de séances de sensibilisation auprès des enseignants.